Bilan des 6 mois

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Le 28 août 2016, je posais mes valises à Great Milton, près d’Oxford. Le 28 février 2017, je souffle les bougies de mes six mois passés en Angleterre. Et je peux vous dire que ça passe à une vitesse folle. Il ne me reste plus que six mois à vivre ici, à profiter de la famille et des enfants, des paysages anglais, écossais et irlandais tant que je peux voyager… Et j’ai l’impression que je n’aurais jamais assez de temps pour tout voir.

Mais qu’est ce qui a changé en six mois d’adaptation à la vie outre-manche ?

-Les kilomètres fait en voiture. Je suis passée du  » oh non, je ne veux pas conduire j’ai peur de me tromper de sens  » à  » Ok, euh, on va où ce week-end ? J’ai la voiture ! « 

Mais, je vous avoue que sur les petites routes de campagne, quand je croise une voiture, je me mets instinctivement du côté droit de la route pour laisser passer, alors que je devrais aller à gauche.

-La langue. Je suis passée du  » je n’ose pas dire ce que je veux  » à  » Si je fais une faute, on me reprendra « 

Mais, il y a des mots que nos oreilles françaises ne peuvent pas comprendre. Comme le long e de Sheet (drap). Si vous faites un petit e, vous vous retrouverez dans de beaux draps, car cela veut dire merde (shit).

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Les anglais quand ils m’entendent dire  » je dois changer les merdes »

-Rencontrer des Français. Je suis passée de l’excitation la plus totale de rencontrer des compatriotes à « Oh merde, y a des français devant nous, viens on parle en anglais pour pas se faire repérer ».

Mais, ça fait toujours plaisir de voir qu’on est pas les seuls expatriés. Et on prend un malin plaisir à faire comme si on ne comprenait pas. En plus, entre français, on reconnait notre accent de *****.

-S’aventurer dans les rayons des supermarchés. Je suis passée de la curiosité, où je voulais tester beaucoup de choses, à l’indifférence la plus totale face aux différentes saveurs de biscuit, chips et plats. Les Anglais ne sont définitivement pas bons en cuisine.

-Les publicités. Les gens qui nous interpelle dans la rue. Je suis passée du  » je vais essayer de me faire comprendre » à  » I don’t speak english sorry, I don’t understand ! » pour ne pas être embêtée.

Mais, c’est très utile quand des commerçant sonnent à votre porte. Vous dites que vous ne comprenez pas un traître mot, vous hochez la tête bêtement, et ils vous laissent tranquille.

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-On trouve l’accent américain extrêmement laid alors qu’on ne comprenait que celui-là en arrivant en Angleterre.

Mais l’accent britannique n’a aucun égal dans le monde.

-On a plus peur d’aller au cinéma et on se rend compte qu’on peut comprendre jusqu’à 99% du film.

-En rentrant en France, le français devient très étrange car on l’entend de partout. C’est assez perturbant quand nos oreilles ne sont plus habituées à comprendre tout ce qui se dit autour de nous.

Six mois en Angleterre, c’est aussi ne plus paniquer quand le téléphone sonne car on a peur de ne pas se faire comprendre lorsqu’on décroche. Comprendre la carte au restaurant et ne plus avoir recours à son traducteur à chaque nouvel ingrédient. Se fondre dans la masse des anglais mais se faire repérer dès qu’on ouvre la bouche… Et plus sérieusement, vivre ici c’est apprendre du vocabulaire utile tous les jours, apprendre de ses erreurs, faire travailler son accent en faisant des exercices de prononciation avec les enfants et se voir progresser.

Et le travail d’au pair ?

J’ai souvent à répondre à ces questions : tu ne te lasses pas ? Tu n’as pas envie de rentrer ?

La réponse est non. Non. Et non ! Même après six mois, je ne me suis pas lassée de cette routine qui s’est installée. Réveiller les filles, prendre le petit déjeuner puis les emmener à l’école. Les récupérer, faire le dîner et les coucher. Nous avons nos habitudes, nos rituels et j’ai l’impression que le temps file à mille à l’heure. Je voudrais avoir plus de temps à passer avec elles afin de créer plus de lien. J’ai la sensation d’être encore la petite nouvelle, que je dois me faire une place dans leurs cœurs pour qu’elles ne m’oublient jamais. De plus, depuis mon arrivée, nous avons eu plusieurs vacances pour profiter d’un peu de temps ensemble. Nous avons fait des activités, des sorties, passé des week-end ensemble. Nous sommes devenus proches et je me suis beaucoup attachée à toute la famille.

Certes il me reste e n c o r e six mois, mais ça passe très vite. Je ne suis pas prête à laisser tout ceci derrière moi et je compte en profiter au maximum !

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